L’International Fertilizer Development Center (IFDC-Niger) et le Royal Tropic Institute (KIT) organisent du 26 au 28 octobre 2021 au Grand hôtel de Niamey, l’Atelier national de validation du Secteur Semencier au Niger et développement d’une feuille de route. La cérémonie d’ouverture des travaux de cette rencontre a été présidée par M. Yacouba Bouda, Directeur général de l’Agriculture et représentant du Ministre de l’Agriculture.

Cet atelier de trois (3) jours qui regroupe une cinquantaine d’acteurs impliqués dans le développement du secteur des semences du Niger vise, entre autres, à examiner et vérifier les résultats de l’évaluation des semences obtenus ainsi qu’à identifier et élaborer les voies stratégiques d’innovation pour le développement de la feuille de route nationale des semences nigériennes.

La cérémonie d’ouverture des travaux s’est déroulée en présence du représentant du Ministère du Développement Communautaire et de l’Aménagement du Territoire, des représentants du Consortium de mise en œuvre du Projet « Développement Intégré du Secteur des Semences au Sahel » (ISSD Sahel) et de plusieurs autres personnalités.

Notons que cet atelier fait suite à l’étude d’évaluation du secteur des semences au Niger et au Mali effectuée par le Consortium dans le cadre du Projet ISSD Sahel.

A travers son mot de bienvenue, le représentant pays de IFDC Niger, M. Garba Mahaman a indiqué que le présent atelier répond à un double impératifs, notamment celui d’informer et d’harmoniser la compréhension du Projet et plus particulièrement une meilleure appréhension du secteur semencier au Niger par toutes les parties prenantes, ainsi que celui de créer un espace d’échange entre acteurs et experts de la filière.

Aussi, pour M. Garba Mahaman, lors de cette rencontre, il s’agit pour les participants de dégager tous les problèmes qui minent le secteur, afin que le Projet ISSD Sahel puisse contribuer à les résoudre.

Pour sa part, à travers l’allocution qu’il a consacrée à l’ouverture des travaux, le représentant du Ministre de l’Agriculture, M. Yacouba Bouda a estimé que l’utilisation des semences de qualité adaptées est nécessaire voir indispensable pour répondre aux exigences de diverses conditions agroécologiques, du changement climatique et des systèmes de cultures intensives.

« Une des contraintes identifiées pour l’Agriculture au Niger, est la non accessibilité ou la non disponibilité des semences pour nos vaillants producteurs, et cela constitue un facteur très limitant pour la qualité de la production », a-t-il relevé.

Pour rappel, ISSD Sahel est un Projet financé par l’Ambassade des Pays-Bas au Niger et dont l’objectif global est d’assurer la disponibilité et l’utilisation de semences de haute qualité à travers l’établissement d’un secteur semencier intégré, commercialement viable et autonome, soutenu par des services semenciers orientés vers le client. La mise en œuvre de ce Projet est assurée par un consortium composé de IFDC, KIT, Sasakawa Africa Association et ICRISAT.

Le Projet ISSD Sahel intervient à un moment où le secteur de l’Agriculture est confronté au Niger et au Mali, à plusieurs défis d’ordre climatique, démographique, technique et technologique, entre autres. La problématique de la qualité des semences figure également parmi les principaux freins au développement agricole dans ces deux (2) pays.

Au Niger, l’Agriculture est le secteur le plus important de l’économie, avec plus de 40% du PIB national. Elle constitue également la principale source de revenue pour plus de 80% de la population.

Boubacar Hamani Lonto