La Direction régionale de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant a organisé ce jeudi 25 novembre 2021, à Tillabéri, la cérémonie du lancement des activités entrant dans le cadre de la commémoration du 30ème anniversaire de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles. Le thème choisi cette année c’est : ‘’ Mettre fin dès maintenant aux pratiques néfastes à l’égard des femmes et des filles, oranger le 3ème Sommet des filles africains ‘’.C’était en présence des autorités administrative, coutumières et religieuses de la région, les représentants des ONGs et Associations nationales et internationales de développement et de plusieurs invités.

Cette commémoration a pour entre autres objectifs, de contribuer à réduire les violences basées sur le genre dans un contexte d’insécurité où les femmes et les enfants sont plus que vulnérables ; de sensibiliser les autorités sur l’ampleur du phénomène au sein de la communauté ; informer et sensibiliser les communautés sur le risque encouru par les filles et les moyens de les protéger et une vulgarisation des textes et des services de prise en charges des victimes des VBG..

« Ce phénomène est un sujet de préoccupation majeure car constituant une atteinte aux droits humains », a indiqué le Secrétaire général de la région, M. Kimba Moumouni Seydou, lors du lancement.

« En effet, elles sont nombreuses, nos femmes, nos sœurs et nos filles qui sont victimes des conséquences de ces violences », a-t-il fait savoir, ajoutant que, le choix de ce thème revêt d’une importance capitale car, il cadre parfaitement avec les priorités des autorités de la 7ème République au 1er rang duquel, le Président de la République, Bazoum Mohamed, qui font de la promotion du bien-être de la femme et de la jeune fille, une priorité de premier rang.

La Directrice régionale de la Promotion de la Femme, Mme Mardakry Fatime Sidike, a déclaré que, « les violences basées sur le genre constituent selon l’OMS un enjeu de santé publique et ces violences se déclinent sous plusieurs formes, physiques, verbales, sexuelles, psychologiques et ou morales, elles touchent tous pays, les communautés, les âges, les couches socio-professionnelles et les résidences ».

« Ces violences, a-t-elle soutenu, freinent le progrès, particulièrement celui des femmes et des filles ».

« Malheureusement, le Niger n’est pas épargné par le fléau », a-t-elle souligné, ajoutant que, « plusieurs études ont clairement montré que les violences sont quotidiennes dans notre société et s’exercent le plus généralement dans le cadre familial, au niveau de la sphère privée, du couple, sur les lieux de travail, dans les écoles et les milieux d’apprentissage ».

« Des efforts significatifs ont été réalisés par le Gouvernement et ses partenaires dans le cadre de la lutte contre les violences, mais que beaucoup reste à faire notamment pour lutter efficacement contre les violences basées sur le genre, a expliqué, Mme Mardakry Fatime Sidike ajoutant que, la persistance de la pauvreté et des pesanteurs socioculturels constituent des obstacles de taille face à ce noble combat ».

« Pour cela, la persistance des violences contre les femmes et les filles nécessite une mobilisation générale et c’est à travers des actions novatrices et concrètes que nous parviendrons à réduire la fréquence des VBG à l’égard des femmes et des filles », a-t-elle par ailleurs indiqué.

La Directrice régionale de la Promotion de la Femme a enfin remercié tous les partenaires techniques et financiers notamment le HCR, Pathfinder, DRC, Save the Chidren , Concern, APBE et NRC ; pour tous les appuis multiples et multiformes pour la cause de la femme et de l’enfant dans a région de Tillabéri.

Lors de cette cérémonie, 150 kits scolaires ont été distribués aux meilleurs élèves de la commune urbaine de Tillabéri et des villages environnants par l’ONG allemande NRC et un appui du HCR de 200 kits de dignité aux jeunes filles déplacées internes.

Cette cérémonie a été sanctionnée par des sketchs et un poème sur les violences faites aux femmes.

La Rédaction